Istanbul, l’ancienne Constantinople, m’a récemment accueilli le temps d’une escapade de quelques jours : une parenthèse dépaysante où l’histoire millénaire se mêle à la vie moderne avec une aisance déconcertante, le tout sous le regard désinvolte de chats persuadés d’être les véritables propriétaires des lieux.
Comme tout bon touriste équipé d’un appareil photo prêt à capter le moindre rayon de lumière, j’ai commencé par l’incontournable Sainte-Sophie.
Et juste en face, la Mosquée Bleue était là.




Turkich delight
Entre deux mosquées, impossible de résister à l’appel du bazar aux épices, ce royaume parfumé où chaque étal vous promet une illumination gustative.
Safran, cannelle, piment… et surtout ces lichouseries turques qui brillent sous les lumières comme des trésors comestibles. Baklavas dégoulinants de miel, pistaches croquantes, et ces montagnes de loukoums tellement parfumés qu’on pourrait les repérer les yeux fermés.
Bref, un endroit dangereux pour toute personne ayant un faible pour le sucre… ou simplement une âme.




Tour Galata et quartier de Balat
L’exploration s’est poursuivie dans les profondeurs de la citerne basilique, avec ses colonnes éclairées et ses reflets d’un autre monde.
Puis direction l’autre rive pour admirer la tour de Galata, fière et lumineuse, avant de flâner devant les bâtiments colorés du quartier juif, un rêve pour tout photographe.








Mais la véritable star de ce séjour n’est ni un monument ni un paysage : c’est un chat. LE chat. Probablement la créature la plus charismatique d’Istanbul. Car dans cette ville, ils sont rois et ils le savent…

Et puis il y a eu l’expérience hammam. Le mythique hammam Çagaloglu, où le temps semble s’arrêter et où on ressort à moitié fondu mais incroyablement détendu. Vous n’aurez aucune photo de cette étape (par respect pour la tradition, la pudeur…) et parce que ce moment n’est clairement pas compatible avec un appareil photo. Il faudra donc me croire sur parole : c’était mémorable !
La nuit tombée, Istanbul s’illumine et devient une autre ville. Une ville magnifique… et bruyante. Car oui, j’y ai appris une chose : le muezzin ne dort pas. Ou alors très peu. Car quand l’appel à la prière résonne à une heure où même mon réveil refuse de fonctionner, je me dis qu’Istanbul, c’est aussi ça : une ville qui vit pleinement, à toute heure.






Bref, quelques jours seulement… mais assez pour en saisir l’essence. Et pour partager ces images qui, j’espère, vous donneront un petit goût (sucré) d’Istanbul.